Maladies cardio-vasculaires : facteurs et dépistage

Ecrit le Samedi 17 avril 2010 par Kap@blogueuse

En France, un décès sur trois est lié aux maladies cardio-vasculaires, première cause de mortalité dans les pays développés, devant les cancers, et touchant près de 180 000 personnes par an dans notre pays, selon le Haut Comité de Santé Publique. Les affections cardio-vasculaires demeurent en outre la troisième cause de décès prématuré (avant 65 ans), après les cancers et les morts accidentelles ou violentes telles que les suicides. C’est un problème de santé dont les conséquences peuvent s’avérer graves s’il n’est pas décelé à temps.

Qu’est ce qu’une maladie cardio-vasculaire ?

Le nom de maladie cardio-vasculaire regroupe une multitude d’affections qui peuvent atteindre  le muscle cardiaque -c'est-à-dire le cœur dans ses structures- ou le système de vaisseaux sanguins qui irriguent le corps. Les plus connues sont l’infarctus du myocarde et l’angine de poitrine. On compte également au nombre des troubles cardiaques les problèmes d’insuffisance cardiaque, les malformations de nature congénitale, l’inflammation (par exemple la péricardite, ou la myocardite) ou encore les problèmes d’arythmie ou de valves…

Quels sont les facteurs de risque ?

Certains facteurs, seuls ou combinés, exposent particulièrement au risque de maladie cardio-vasculaire. Ainsi, les personnes concernées par un antécédent d’accident cardio-vasculaire chez leurs parents, sujettes à l’hypertension artérielle (HTA) ou à un excès de cholestérol (hypercholestérolémie) sont considérées comme des sujets plus particulièrement à risque. De même, tabagisme, diabète ou obésité sont autant de facteurs de prédisposition.

Avec les maladies cardio-vasculaires, le mot d’ordre est clair : mieux vaut prévenir que guérir. La prévention de ces maladies commence le plus tôt possible, et passe par une bonne hygiène de vie au quotidien. Par exemple, une activité sportive modérée (marche, vélo…) mais régulière, la suppression du tabac, la surveillance de son taux de cholestérol, le contrôle de son taux de sucre permettent de limiter les risques.

Comment les dépiste-t-on ?

La première étape pour dépister une maladie cardio-vasculaire est réalisée par votre médecin, au cours d’une consultation comprenant un interrogatoire poussé. Le cas échéant, on s’orientera vers un prélèvement sanguin axé sur le bilan lipidique et la glycémie, qu’il est conseillé de contrôler régulièrement à partir de 40 ans. D’autres dosages plus spécifiques (comme les enzymes cardiaques) pourront être réalisés selon les cas.

Enfin, un examen clinique peut s’avérer nécessaire : on aura recours à l’électrocardiogramme (ECG) de repos ou d’effort et/ou à l’imagerie (scanner, IRM, scintigraphie, échographie Doppler ou coronarographie).

Si vous avez changé vos habitudes de vie afin de limiter les risques d’accident cardio-vasculaire, venez partager avec nous vos astuces du quotidien !

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7 commentaires sur “Maladies cardio-vasculaires : facteurs et dépistage”

  1. esther a écrit :

    Bonjour,

    On entend souvent dire que pour les femmes l’association pilule-cigarette est terrible… mais que risque t-on exactement? Moi je n’arrive pas à arrêter de fumer et je ne peux pas arrêter la contraception, alors y a t’il des moyens pour compenser?
    Merci d’avance pour vos réponses,
    esther

  2. juliette a écrit :

    Bonjour à ce nouveau blog,

    C’est vrai qu’à 25 ans je me pose ce genre de questions et les spécialistes restent distants sur les réponses des associations de la pillule et des contraceptifs!A aujourd’hui que savons-nous sur les répercutions de ce mélange? y’a t-il plus de risque lors des grossesses?
    Pour ma part cela fait 5ans que ce mélange ne me pose pas de problèmes au quotidien , mais on ne sait jamais ce que cela peut cacher à l’avenir!
    Je ne me sens donc pas en danger pour ma part mais je préférerai savoir..
    Dans l’attente de vos réponses!
    Merci

    • Kap@ doc' a écrit :

      @esther et juliette : Bonjour à toutes les deux et merci pour vos questions, pour lesquelles vous trouverez ci-après mes conseils.
      Dans l’association tabac-pilule, c’est avant tout le tabac qui est “terrible”, car il s’agit d’un facteur augmentant le risque de maladie athéromateuse (comme l’arthériosclérose). Ce n’est donc pas l’association du tabac avec la pilule qui représente un risque en regard des maladies coronaires, mais la consommation du tabac.
      En revanche, il existe bien un risque à cette association, qui est veineux et non artériel, et se manifeste par un risque accru de phlébite ou d’embolie pulmonaire par exemple. La réponse aux questions de Juliette est la même, sachant que le risque de maladie veineuse est augmenté lors d’une grossesse.
      Dans tous les cas, notre conseil est bien évidemment d’arrêter de fumer, et encore plus pendant une grossesse car le tabac expose l’enfant à de graves risques. Pour cela, diverses solutions existent et votre médecin traitant peut vous y aider. Vous pouvez également consulter un tabacologue.

  3. Pattie a écrit :

    je prends des béta bloquants depuis des années (10) pour une
    hyper tension est ce que cela me protège de l infarctus? je suis une femme de 58ans
    je suis ménopausée depuis seulement 2 ans.

    d autre part lorsque je fais du sport les même médicaments m empèche de courir
    car ils me bloquent la respiration
    est ce qu il y a un danger à ne pas les prendre juste pour cela?
    merci pour vos réponses

    • Kap@ doc' a écrit :

      @Pattie : Les beta bloquants sont l’un des traitements possibles contre l’hypertension artérielle. Ils n’ont pas d’action préventive contre l’infarctus en soi, mais permettent de contrôler l’hypertension, elle-même un des facteurs de risque de l’infarctus.
      En effet, les beta bloquants empêchent l’accélération du rythme cardiaque et peuvent donc empêcher de fournir un effort nécessaire pour pratiquer un sport. L’arrêt de tels médicaments ponctuellement pour faire du sport est inutile, car le médicament est actif durant plusieurs jours dans l’organisme après l’arrêt du traitement. Par ailleurs, il est dangereux d’arrêter subitement un traitement de beta bloquants. Le mieux est de demander à votre médecin de modifier votre traitement contre l’hypertension, pour un médicament protégeant votre coeur sans le bloquer à l’effort.

  4. bibou a écrit :

    bonjour à tous !

    on entend souvent parler de “souffle au coeur”.
    de quoi s’agit-il exactement ? est-ce une maladie ? est-ce que cela peut disparaitre ou survenir à n’importe quel age ? quels sont les bons comportements à avoir ?
    merci .

    • Kap@ doc' a écrit :

      @bibou : La réponse a pris un peu de temps ! Comme ce n’est pas exactement le sujet de ce billet, vous trouverez ci-après des éléments de réponse “en résumé”. Nous pourrons consacrer un article plus détaillé sur les maladies des valves cardiaques (comment surviennent-elles, comment les reconnaître, comment les traiter…), merci de nous en avoir donné l’idée ;)
      Les souffles cardiaques (ou souffle au coeur) sont des bruits perçus à l’auscultation du coeur, qui s’ajoutent aux bruits normaux d’ouverture et de fermeture des valves cardiaques. En effet, le coeur est composé de quatre cavités, 2 oreillettes et 2 ventricules. Les oreillettes sont séparées des ventricules, et les ventricules sont séparés des gros vaisseaux qui sortent du coeur (aorte et artère pulmonaire) par un jeu de valves qui oblige le sang à circuler toujours dans le même sens. Ces valves doivent être parfaitement étanches en position fermée, et ne doivent pas du tout gêner le passage du sang en position ouverte. Un souffle apparaît lorsque l’une de ces conditions (ou les deux conditions) ne sont pas remplies. Une valve qui ne s’ouvre pas parfaitement crée un “rétrécissement” et une valve qui ne se ferme pas complètement s’appelle une “insuffisance”. Ces mots sont ensuite associés à la valve concernée. On parlera donc de “rétrécissement aortique” ou d’ “insuffisance mitrale”, etc.

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