Focus sur les artères coronaires

Ecrit le Jeudi 22 avril 2010 par Kap@blogueuse

Les artères coronaires, parfois appelées simplement coronaires, sont des artères qui circulent à la surface du cœur et permettent d’irriguer le muscle cardiaque (myocarde). Que ce soit pour le dépistage, le diagnostic et/ou la surveillance des maladies cardio-vasculaires, il est parfois nécessaire de visualiser les artères coronaires des patients.

Les mé­decins ont alors recours à la coronarographie ou au coroscanner aussi appelé scanner coronaire.

 

Coronarographie

La coronarographie nécessite une hospitalisation (même en ambulatoire).

Elle fait partie des examens invasifs car elle nécessite l’introduction d’une sonde dans une artère, par la­quelle sera injectée une solution iodée, qui permettra de visualiser les artères co­ronaires. Le film obtenu permettra de distinguer les éventuels rétrécissements ou occlusions des artères.

 

Coroscanner

Le coroscanner est une technique plus récente qui permet de visualiser les arteres coronaires, grâce à l’acquisition d’images numériques successives, le médecin reconstruit ensuite informatiquement ces artères. Réa­lisé en externe en moins d’une demi-heure, il ne nécessite pas d’hospitalisation. Une ponction veineuse, et non arterielle, pour injecter la solution iodée, rend l’examen moins invasif. En revanche, le coroscanner expose en général le patient à un taux de rayons X plus élevé que la coronarographie.
 

Le coroscanner à très basse dose de rayons X : une toute nouvelle avancée médicale

Les équipes de la clinique Axium d’Aix-en-Provence sont parvenues tout récemment à  diminuer le taux d’irradiation du coroscanner de 25 fois par rapport à ce qui se pratique communément, et à effectuer l’examen avec une quantité d’iode diminuée de 2 à 3 fois. Etant donné ces faibles taux, le risque intrinsèquement lié à l’irradiation durant l’examen se trouve considérablement diminué.

Ce sont notamment 2 années de recherches, ainsi que le nombre important d’examens annuels (1000 examens réalisés depuis octobre 2007) qui ont permis ce progrès considérable dont les équipes d’Axium sont les seules pour l’instant à détenir le savoir-faire. Elles forment néanmoins le souhait d’en transmettre les techniques.

La Fédération Française de Cardiologie estime que chaque année en France, 100 000 angioplasties, 200 000 coronarographies et plus d’un million d’échographies sont pratiquées. Gageons que le coroscanner à très basse dose de rayons X prendra une place croissante dans la détection des maladies cardio-vasculaires à l’avenir !

 

Si vous avez déjà passé l’un de ces examens, faites-nous part de votre expérience ! De même, n’hésitez pas à poser vos questions, nous nous tenons à votre disposition pour y répondre.

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7 commentaires sur “Focus sur les artères coronaires”

  1. tdsi a écrit :

    Lorsqu’on lit cet article on se dit que dorénavant il vaut mieux passer un coroscanner qu’une coronarographie, alors qui décide et pourquoi continuer à passer des coronarographies si l’autre examen est sans risque?
    Merci de votre réponse…

    • Kap@ doc' a écrit :

      @tdsi : La coronarographie et le coroscanner sont deux examens différents. La première reste l’examen de référence, et présente des avantages dont voici quelques exemples :
      - elle permet de se rendre compte des flux sanguins (vitesse, sens des flux) car il s’agit d’un film, contrairement au coroscanner qui procède par acquisition d’images successives
      - une éventuelle calcification des parois des artères ne gêne pas la visibilité de l’examen
      - elle permet de traiter dans la foulée, par exemple en cas de rétrécissement (pose de stent), puisque l’examen nécessite l’introduction de matériel dans l’artère

      Le choix entre l’un ou l’autre est en fait déterminé par le risque lié à la nature invasive de l’examen, le bénéfice à en retirer et la probabilité que les symptômes conduisant à l’examen aient une origine coronaire. La coronarographie sera donc l’examen choisi si la probabilité d’intervention est forte. En revanche, le coroscanner remplace avantageusement une coronarographie que l’on pressent normale (pas de facteurs de risque de maladie cardiovasculaire a priori…) lorsque l’on a quand même besoin de voir les artères.

  2. vassben a écrit :

    Cette technique de l’équipe Axium n’est-elle valable que pour le coeur ? Peut-on appliquer la même méthode pour d’autres organes ?

    • Kap@ doc' a écrit :

      @vassben : En effet, la technique de pointe développée par les équipes Axium permet de baisser les doses d’irradiation quel que soit l’organe à explorer. Pour l’instant, un travail particulièrement important a été effectué en cardio et permet d’obtenir un taux d’irradiation très inférieur à ce qui se fait couramment. Cette technique a néanmoins vocation à être appliquée aux autres organes, et l’est déjà pour certains.

  3. KIRSCH a écrit :

    Le développement du coro-scanner a été remarquable à la clinique Axium,et représente une avancée significative dans les explorations scannographiques actuellement réalisables.Il a pu se faire grâce au haut niveau technique du scanner en place,du dynamisme des cardiologues,de l’excellente collaboration radiologues-cardiologues,et enfin d’une équipe parfaite de manipulateurs…Etant très concerné par le fonctionnement de ce scanner ,je ne peux que me réjouir de cette évolution.
    Pour faire suite à l’article synthétisant l’activité du scanner cardiaque a Axium,vous avez raison,entre autre,d’insister sur la réduction de dose délivrée au patient au cours de l’examen.
    Ce scanner est en effet équipé de logiciels très performants.Cette nouvelle technologie permet de réduire la dose-patient à tous les examens effectués,et des mesures systématiques ont confirmé que cette réduction équivalait a la moitié de la dose reçue lors d’examens pratiqués avec d’ autres scanners non équipés de ces processeurs.
    Enfin,je voulais rappeler que nous réalisons de façon courante à Axium des colono-scanners ,technique très intéressante pour l’exploration du colon et qui représente une alternative à la colonoscopie optique.
    Cette activité pourrait faire éventuellement l’objet d’une mise au point ultérieure…
    G.Kirsch

  4. albert a écrit :

    Vous dites que vous êtes arrivé a “diminuer le taux d’irradiation du coroscanner de 25 fois par rapport à ce qui se pratique communément, ”
    et G. Kirsh écrit plus bas que “des mesures systématiques ont confirmé que cette réduction équivalait a la moitié de la dose reçue lors d’examens pratiqués avec d’ autres scanners”
    Parlez vous de la même chose ? Qu’en est il réellement ?
    Pouvez vous dire quelle est la dose précisément (en mSv) reçue pour un examen coronaire ?
    Merci de votre réponse

    • Kap@ doc' a écrit :

      @albert : il s’agit de deux choses différentes. G. Kirsch renvoie en fait à un progrès technologique de General Electric, ayant mis au point un scanner capable d’obtenir des images de meilleure qualité tout en diminuant de moitié le taux de rayons X nécessaire à l’obtention de ces images. Cette avancée technologique s’applique à la réalisation de scanners de tous les organes.

      En revanche, l’avancée présentée dans l’article est un progrès technique spécifique du coroscanner et des équipes de la clinique Axium, consistant à :
      - raccourcir la durée d’irradiation du patient durant l’examen d’une part
      - à être capable d’autre part, à l’issue d’ajustements permis par le grand nombre d’examens annuels pratiqués à la clinique Axium, d’affiner la lecture de scanners réalisés à très basse dose de rayons X.
      Ce sont ces deux facteurs combinés qui permettent de réduire le taux d’irradiation de 25 fois en moyenne.

      Concernant les chiffres, sur 650 patients consécutifs non sélectionnés, l’irradiation moyenne pratiquée à la clinique Axium est de 0,8 mSv, quand la moyenne d’irradiation d’un scanner coronaire est habituellement de plus de 20 mSv.

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