La FHP lance sa première pub télé : cliniques et hopitaux privés, on peut tous y aller

Ecrit le Mercredi 28 avril 2010 par Kap@blogueuse


Cliniques Hôpitaux privés, on peut tous y aller !
publié sur Dailymotion par F-H-P.

La Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) a lancé samedi 24 avril une campagne de communication TV,  qui vise à promouvoir les cliniques et hôpitaux privés, dont la vocation "est et sera toujours d’accueillir l’ensemble du public", a déclaré le président de la FHP, Jean-Loup Durousset.

Elle sera diffusée jusqu'au 12 mai 2010 sur les chaines généralistes et thématiques (France 2, France 3, France 5, LCI, I>TELE, BFM TV) et devrait être vue par 20 millions de téléspectateurs. Ci-dessus, le premier spot de la saga, qui va à l'encontre des idées reçues en mettant l'accent de manière humoristique sur le fait que les cliniques et hôpitaux privés sont accessibles à tous.

Rappelons enfin que la Fédération de l'hospitalisation privée regroupe 1200 cliniques et hôpitaux en France, lesquels assurent annuellement la prise en charge de :

  • quelque 8 millions de malades
  • 60% des interventions chirurgicales
  • 75% de la chirurgie ambulatoire
  • 1 personne sur 2 atteintes du cancer
  • 2 accouchements sur 3

(source : FHP)

Que vous soyez un usager, patient, praticien, membre du personnel du Groupe Kapa Santé, ou internaute de passage, donnez nous votre avis sur le sujet:

Avez-vous effectivement le sentiment que l'on considère traditionnellement la clinique privée comme une option peu accessible à tous ?

Pour quelles raisons choisissez-vous d'être hospitalisé en Clinique Privée ou en l'Hôpital Public?

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15 commentaires sur “La FHP lance sa première pub télé : cliniques et hopitaux privés, on peut tous y aller”

  1. Herve a écrit :

    La proximité est probablement la principale raison (comme évoqué dans ce clip court … mais percutant). Mais aussi le sentiment que les urgences y sont traitées plus rapidement, parfois.

  2. milou a écrit :

    bonjour,

    il est vrai que cette démarche de choisir n’est pas naturelle..
    mais une petite question ? est-ce qu’une fois qu’on est pris en charge par un médecin dans un établissement, on peut choisir de partir dans un autre hopital ou clinique ?

    merci !

  3. fredno a écrit :

    Bonjour,
    je trouve que le spot télé est très instructif !!!
    En effet comme 80% de la population (voir plus!!!), je pensais que l’ambulance vous amenait directement à l’hôpital et que l’on avait pas le choix!!!
    C’est une belle initiative, j’espère qu’un maximum de gens sera au courant.

    Si les pompiers interviennent sur la voie publique, peut-on aussi leur demander de nous amener dans une clinique?

  4. Kap@ blogueuse a écrit :

    @tous : Bonjour et merci pour vos commentaires !

    @milou et @fred : Vous pouvez effectivement faire la demande afin d’être amené dans l’établissement de votre choix.
    De même, les tranferts inter établissements sont possibles et courants, de l’hôpital vers la clinique ou inversement, et parfois du public au privé (et inversement). Par exemple, un transfert peut avoir lieu à la demande des médecins d’un service d’un hôpital, vers une clinique dans laquelle un médecin plus spécialisé est présent…

  5. vassben a écrit :

    Je croyais qu’on avais pas le droit de faire de la pub pour un service de santé ?

    • Kap@ blogueuse a écrit :

      @vassben : Bonjour et bienvenue sur le blog avec cette question fort intéressante. La publicité liée au milieu de la santé, autorisée dans certains cas, est régie par un certain nombre de règles.

        Par exemple, le code de déontologie médicale (article 19) interdit clairement la publicité aux médecins : “la médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce. Sont interdits tous procédés directs ou indirects de publicité…”
        Selon le Code de la santé publique (article L.551-3), la publicité auprès du public est possible pour un médicament dans certaines conditions : par exemple, il ne doit pas être soumis à prescription médicale, ni être remboursable par les régimes obligatoires d’assurance maladie… D’autre part, “la publicité auprès du public pour un médicament est nécessairement accompagnée d’un message de prudence et de renvoi à la consultation d’un médecin en cas de persistance des symptômes”.
        Enfin, il existe bien entendu les campagnes de santé publique, telles que les campagnes de prévention anti tabac, d’information sur les maladies sexuellement transmissibles, les campagnes nutrition (exemple : 5 fruits et légumes par jour, consommation de produits laitiers…) ou encore de sensibilisation au don d’organe.
  6. Cagnard a écrit :

    Je travaille dans un hôpital public qui se débat pour pouvoir fonctionner malgré la mise en place de laT2A. Le gouvernement fait tout actuellement pour démanteler le service public, demande aux hôpitaux d’être rentables, ce qui va à l’encontre de leur mission première et j’ai donc été révoltée de voir cette pub !
    La FHP a donc eu l’autorisation de faire la promo de ses établissements, comme le fait Carrefour ou Auchan. C’est la confirmation de la politique mercantile de la santé et ça me désole !
    Sylvie

  7. Laygues a écrit :

    Le pire, mais que la plupart des téléspectateurs ne relèveront pas (et pour cause), c’est que l’action de ce film publicitaire — propagande mercantile, en fait! — se déroule dans la cellule sanitaire d’un véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) de sapeurs-pompiers.
    Voilà donc un service tout à fait public et citoyen utilisé au service de l’hospitalisation privée, qui n’est pas encore, que je sache, la partenaire, en matière d’urgence, des services d’incendie et de secours. Lesquels assurent plus de 2 millions d’interventions par an pour urgences sanitaires sur tout le territoire, avec 11.000 militaires, 39.000 professionnels civils et, surtout, 200.000 volontaires, à partir de 8.500 centres de secours. Jusque dans la France la plus profonde.

    Formellement, donc, une pub frappée d’un évident contresens et d’un défaut de logique élémentaire, car c’est évidemment dans une ambulance privée qu’aurait dû se situer la scène de ce rugbyman blessé (fracture d’une malléole?) qui s’inquiète de l’établissement hospitalier où on l’emmène, d’ailleurs comme un paquet en vrac.
    Dialogue avec le pompier chef d’agrès, en vrac lui aussi, qui demande: “Je vous emmène où?” Réponse: “Pourquoi? On a le choix?” Commentaire en voix off: “Comme un Français sur deux, vous pouvez être opéré dans le privé.”
    Certes, mais ce sera pour plus tard, si vous y tenez vraiment et si ça peut attendre, car pour l’instant votre destination, c’est le service d’urgence de l’hôpital public DE SECTEUR; exceptions mises à part en tel ou tel endroit de France.
    Des exceptions appelées à devenir la règle???
    On pourrait aussi, pour satisfaire au vent de la privatisation et à l’intéressement tous azimuts d’actionnaires requins, dissoudre le “secours à victimes” des pompiers pour le transférer à des pools ambulanciers privés. Aïe! aïe! aïe! A chaque citoyen de s’informer!

    Bernard,
    citoyen attentif.

    • Kap@ blogueuse a écrit :

      Bonjour @Cagnard et @Laygues, et merci pour vos commentaires. Voici quelques éléments de réponse à vos réactions.
      Pour ce qui est de l’utilisation dans le spot publicitaire d’un véhicule de sapeurs-pompiers, donc relevant du service public, c’est en cohérence avec notamment le lieu probable de l’accident : un stade ou un terrain de rugby. En effet, dès lors qu’un accident survient sur la voie publique, ce sont les services publics qui effectuent l’intervention, les stades et lieux sportifs étant considérés comme tels (par exemple au stade Vélodrome, si je ne me trompe pas, ce sont bien les marins-pompiers qui effectuent les évacuations des joueurs).
      Le blessé ou le malade est alors amené au service d’urgences qui aura été désigné. Parfois ce sont des cliniques privées qui assurent le service d’urgence (pas forcément dans des endroits reculés), parfois les urgences sont assurées à tour de rôle par des établissements publics et privés, même dans des villes où il y a de grands centres hospitaliers. La nature de l’urgence (banale, absolue) entre en compte aussi pour décider de l’endroit où l’on acheminera le patient.
      L’idée n’est pas d’entrer dans un débat opposant formellement le public au privé, on s’aperçoit dans les faits qu’il y a beaucoup de complémentarités : en effet, si une personne a un malaise chez lui qui nécessite une hospitalisation en urgence, on envoie parfois un ambulancier privé pour transporter le patient vers un hôpital public. De plus, en terme de volume, les établissements privés sont aujourd’hui indispensables pour parvenir à traiter le nombre d’urgences annuelles.
      Enfin, n’oublions pas que la liberté de choix de son établissement de santé reste un atout majeur de notre système.

      Indéniablement, la vocation première de cette campagne de publicité est avant tout informative.

  8. Laygues a écrit :

    Sur toutes nos grandes chaînes de télé, du 24 avril au 12 mai derniers, « campagne de communication » signée de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP). Une pub ? Bien sûr, mais le terme « propagande » irait encore mieux… Dans la cellule sanitaire d’un VSAV dernier cri, ce véhicule désormais emblématique des SDIS, voici trois personnages : en vrac sur la civière, un rugbyman blessé, poche de glace sur un genou ; en accompagnateur, assis près de lui sur le strapontin, un coéquipier ; sur la banquette, figé droit comme un « i », le pompier secouriste. De la cabine de conduite, à côté du conducteur, le chef d’agrès, se retournant, lance à la « victime » par le fenestron : « Alors, on vous emmène où ? » Réponse étonnée de l’éclopé : « Pourquoi ? On a le choix ? » Et son copain de s’exclamer, pointant un doigt impérieux vers le secouriste, qui approuve humblement : « A la clinique ! Et la plus proche, hein ! » S’ensuit alors une voix off : « Eh oui, comme un Français sur deux, vous pouvez être opéré dans le privé… » Et puis l’on voit le VSAV s’éloigner. Vers une clinique, donc (!?). Dans le coin ? Peut-être.
    Question : comment ne pas s’étonner qu’un tel message commercial (appelons un chat un chat…) soit délivré aux téléspectateurs à partir de ce véhicule de secours d’un service tout à fait public et citoyen ? Celui-là même qui se voit réglementairement chargé, sur tout le territoire et sur deniers publics, des premiers secours à victimes. Pas si bêtes, les communicants des groupes privés de santé, et suffisamment avisés pour surfer sur l’image collective des sapeurs-pompiers.
    Craignons qu’un jour, à la faveur de possibles dérives sociales et sociétales, une campagne similaire ne nous assène un tel clip dans le cadre d’une ambulance de même taille, mais bien blanche et bien privée. Et qui se conclurait ainsi : « Comme un Français sur deux, vous pouvez être secouru par le privé. »
    Est-ce là une crainte à long terme sans aucun fondement ni motif ?

  9. sophie a écrit :

    Je lis le commentaire de Laygues et je ne peux rester muette… bien que cela me laisse sans voix (!). Mais de quoi parle-t-on exactement? d’une publicité pour le soin à la personne ou d’un dictateur qui ferait une “propagande” sur son nouveau parti?
    pourquoi tant d’animosité envers les établissements de santé privé? pourquoi le patient ne devrait-il pas avoir le choix? c’est bien de SA santé dont on parle…pourquoi le privé serait-il nécessairement moin efficace parce que rentable? pour quelles raisons seul le public aurait l’apanage de l’humanisme? et pourquoi pas, effectivement un jour, un service d’urgence d’assistance à la personne privée?
    a mon sens, le principal demeure la qualité des soins pour un montant de dépenses encadré; si la solution doit venir du privé, montrant ainsi que le soin à la personne peut aussi ne pas être un gouffre financier pour l’Etat, je ne vois pas quel est le problème… sauf à ce que certains craignent voir disparaître certains de leur avantages dits “acquis” (sic!).

    Reprenons pour conclure la terminologie employée par notre interlocuteur: “propagande”, “véhicule public et citoyen” (entendre que “privé” et “citoyen” seraient nécessairement incompatibles), “deniers publics”, “dérives” (!!!) “ambulance BIEN blanche et BIEN privée”….

    ça fait réfléchir, non?

  10. Cagnard a écrit :

    Sophie, je sens bien là que l’on montre du doigt les fonctionnaires et leurs avantages………..
    Venez donc suivre le travail des agents hospitaliers pendant un semaine dans un hôpital menacé de fermeture !

    • GOT a écrit :

      Cagnard et Laygues font peur avec leurs commentaires archaïques et totalement orientés. Ces propos sectaires et outranciers sont dignes d’une période révolue!

      Aujourd’hui, on a besoin du privé dans la santé, c’est une évidence. Croire le contraire, c’est faire de la politique et ne pas se se préoccuper de la santé des français.

      Alors, je dis STOP.

  11. sophie a écrit :

    quant à moi, je dis BRAVO!

  12. Jef a écrit :

    Cette campagne est utile pour contredire quelques idées reçues qui sont répétées dans certains commentaires ci-dessus. Elle illustre ce que dit simplement la loi (article L6311-2 du Code de la Santé publique) : « Les services d’aide médicale urgente et les services concourant à l’aide médicale urgente sont tenus d’assurer le transport des patients pris en charge dans le plus proche des établissements offrant des moyens disponibles adaptés à leur état, sous réserve du respect du libre choix. »
    Il y a aussi une confusion dans l’esprit de beaucoup de gens entre service public et établissement public. Lorsqu’on prend une autoroute ou qu’on ouvre son robinet d’eau on utilise un service public qui est pourtant assuré par une entreprise privée et on n’en a pas de scrupules, alors quelle différence avec la santé ?

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