Aujourd'hui c'est la 10ème journée nationale de réflexion sur le don d'organes. A cette occasion, l'agence de la biomédecine axe cette année sa campagne sur la sensibilisation de la population : "Pour sauver des vies, il faut l'avoir dit".
En effet, le nombre de donneur reste aujourd'hui très inférieur aux besoins (4 580 greffes ont été réalisées en 2009 alors que 14 403 personnes en ont eu besoin, 250 malades sont décédés faute de greffe).
Pourquoi les français donnent-ils peu, et pourquoi le don d'organes est-il encore tabou en France ?
Un sondage, réalisé par Harris Interactive et paru le 16 juin, révèle que :
- Depuis le début de l'année, 51% des Français ont abordé le sujet du don d'organes avec principalement leurs familles/amis (83%) et à plus faible échelle avec leurs relations (travail..)
- Les femmes sont plus enclines à aborder le sujet du don d'organes que les hommes : 1 femme sur 2 en a discuté avec l’un de ses proches, contre seulement 34% pour les hommes
- 37% des Français disent avoir discuté du don d’organes suite à la diffusion d’un reportage à la télévision sur le sujet, les Françaises y sont plus réceptives que leurs homologues masculins
- 62% des Français ont pris position concernant le don d’organes : 52% sont favorables au don d'organes après la mort. Cette position est partagée par 57% des femmes, contre seulement 46% des hommes.
- Parmi les Français n’ayant pas encore fait part de leur position, 42% donnent pour raison le fait qu’ils n’y pensent pas.
Pourquoi les hommes sont-ils globalement moins réceptifs à la question du don d'organes que les femmes ?
Les hommes sont-ils globalement plus insouciants ? A votre avis, est-ce une question d'égoïsme ou de sensibilité féminine plus développée, liée à un instinct maternel universellement répandu ?
Pour plus d'informations sur le don d'organes :
Les questions les plus fréquentes sur le site de l'Agence de la biomédecine
Une des bannières de la campagne "Pour sauver des vies il faut l'avoir dit" :




[...] This post was mentioned on Twitter by blogAngels and Yann Feige, Florence Darnon. Florence Darnon said: Les hommes sont plus égoistes que les femmes http://bit.ly/cWj2GT [...]
Parce qu’ils sont moins généreux!!
Mais plaisanterie mise à part… c’est un concept écologique de donner ses organes… pourquoi le recyclage ne commencerait pas par là?
bonjour !
mais au contraire, ouvre le débat et permet même de mieux connaitre son entourage.
cet article me fait penser à 2 choses :
d’abord, concernant la disparité homme/ femme, je pense que, de manière générale, les hommes appréhendent plus la mort que les femmes et, il ne faut pas se leurrer, parler de dons d’organes, c’est aussi envisager la mort… les femmes sont moins complexées avec cela…
enfin, je vous invite à prendre une initiative simple qui est de demander autour de vous, famille, amis, collègues de travail, leur opinion sur le sujet. pour l’avoir fait, je vous assure que cela ne plombe pas l’ambiance
mais reste une question que je me pose : au moment où la décision doit être prise, et si cela doit se faire dans l’urgence, au final, n’est ce pas la parole de celui qui est présent qui va compter ? et si cette personne est profondemment contre le don d’organes…..
@ tous : merci pour vos réponses à cette épineuse question du don d’organes. Il est vrai que les différences psychologiques entre les hommes et les femmes pourraient bien expliquer la disparité d’opinion sur le sujet. Femmes plus sensibles ? Plus ouvertes ? Pour l’anecdote, je me souviens d’une prise de position radicale de Mélissa Theuriau à ce débat qui expliquait, il y a de cela un an qu’effectivement elle évoquait fréquemment le sujet en famille. Oui, en parler est un donc plus. Pourtant le sondage montre bien que dans la réalité, c’est l’inverse qui se produit : si ceux qui n’ont pas pris position sur la question mentionnent ne pas y penser à 42%, c’est donc qu’il n’en parlent pas et que leur entourage non plus !
Par ailleurs, concernant la question du “qui décide”, l’Agence de biomédecine stipule bien qu’il n’y a que deux cas. Soit la personne que l’on envisage comme donneur est déjà inscrite sur le registre national des refus, et la question ne se pose pas. Soit (c’est la majorité des cas) la personne n’est pas inscrite sur le registre et dans ce cas la décision finale reviendra à la famille du défunt qui sera toujours consultée, c’est la loi. Mais du coup, milou a raison de soulever un autre problème, qui a davantage trait à l’éthique. En effet, même si la position du défunt était bien connue, si la famille s’avère contre le don d’organe, c’est quand même à elle que reviendra en définitive le choix cornélien d’accomplir la volonté du défunt, et ce à l’encontre de ses propres opinions, ou au contraire de ne pas respecter cette volonté.