Troubles du sommeil : donnons l’exemple à nos enfants

Ecrit le Lundi 21 mars 2011 par Kap@blogueuse

Le 18 mars dernier, l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) organisait la 11e journée du Sommeil. Thème de l’édition 2011 : "La Somnolence au quotidien". La somnolence diurne excessive affecte 5 à 10% de la population. Elle entraîne des troubles cognitifs majeurs comme un ralentissement du temps de réaction, une modification du champ visuel ou des troubles du jugement. On ne le rappelle jamais assez mais  la somnolence au volant est la première cause d'accident sur autoroute.

Selon la dernière étude réalisée par l’INVS, 21% des français se sentent somnolents au moins 3 fois par semaine, et ce, même après une bonne nuit. Pie, 7% des somnolents s’endorment dans la journée sans pouvoir résister. Le week-end, les français dorment 7h30 en moyenne par nuit, la semaine, plus que 6h58. Nous sommes 45 % à estimer ne pas assez dormir. Par étonnant, quand on sait que 31%  des français dorment  6H ou moins! Comment expliquer l’inéluctable grignotage de notre plage de sommeil?
En 2009, une étude « Sommeil et rythme de vie » INSV/BVA révélait que dans leur chambre, plus de 50% des Français possédait un téléviseur54% un poste de radio, 46% un téléphone mobile et 26 % un ordinateur. Pas facile dans ces conditions de « Débrancher »  pour un sommeil serein. Ce phénomène touche aussi les plus petits. La révolution technologique a réussi à passer le seuil des chambres de nos chères têtes blondes. 42 % des parents autorisent une radio dans la chambre de leurs enfants, 38 % un ordinateur, 33 % un téléphone fixe ou portable et 31 % la télévision.

Donnons le bon exemple à nos enfants

Votre enfant dort peu, mal. Cela doit vous inquiéter. En effet, le sommeil joue un rôle essentiel dans la vie de l'enfant et les conséquences d’un mauvais sommeil sont multiples : risque de somnolence diurne, troubles de l’attention, perturbations du métabolisme, troubles de l’appétit, sans oublier l’enrayement des mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.  Si votre enfant dort dans son bol de chocolat le matin, il y a fort à parier que les premières heures de cours ne seront pas très fructueuses et si vous faites partie des 41 % de parents qui déclarent avoir du mal à réveiller leurs enfants scolarisés le matin, voici quelques conseils :

  • Evitez tous les excitants le soir : vitamine C, cola
  • Favorisez les activités relaxantes le soir : bain tiède, lecture
  • Evitez les repas trop copieux
  • Ecoutez leurs signaux du sommeil (bâillements, yeux qui piquent)

Mais avant toute chose, c’est à vous de donner l’exemple à vos enfants.  Chez l’adulte aussi les conséquences d’un mauvais sommeil sont graves, essentillement dans le travail: diminution des performances, erreurs de jugement, irritabilité, retards, absentéisme voire accident pour ceux qui passent beaucoup de temps sur les routes.

Pour les adultes, et les seniors, le soir, deux heures avant le coucher, évitez :

  • L’alcool,
  • Les repas copieux
  • La pratique de sport

Les centres du sommeil pour sortir de la spirale des somnifères et de l'insomnie

Si vous rencontrez des difficultés à vous endormir, si les insomnies apparaissent, consultez un médecin. Ne faites surtout pas d’automédication. Les Français sont les plus gros consommateurs au monde d’hypnotiques (somnifères). Au total, chaque année, 67 millions de boîtes d'hypnotiques sont vendus dans l’Hexagone. Parmi les 25 médicaments les plus prescrits en France,  2 sont des hypnotiques. Fin 2005, l'Assurance maladie indiquait que plus de 110 millions d'euros sont remboursés tous les ans pour la consommation d'hypnotiques et de sédatifs. Dans  20 à 30 % des cas, la chute des personnes âgées serait liée à la prise de ces médicaments. "Il y a excès de prescription", regrette le Dr Armelle Desplanques, responsable du service programmes pilotes de la Haute autorité de santé (HAS). La consommation d'hypnotiques commence dès l'adolescence. 13% des 11 à 18 ans  déclarent avoir consommé ces médicaments sans ordonnance. Pour sortir de cette spirale, il existe les Centres du sommeil. Ces unités spécialisées dans le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil sont présentes dans toutes les régions de France et regroupent des spécialistes dans plusieurs disciplines: pneumologue, orl, psychiatre, neurologue, psychologue, sophrologue-relaxologue. On en trouve 45 dans l'Hexagone.

Combien d'heures dormez-vous par nuit ? Estimez-vous dormir suffisamment ? Vous arrive-t-il d'être somnolent la journée ? Et vos enfants, avez-vous le sentiment qu'ils dorment assez et bien ? Que pensez-vous de ces journées de sensibilisation autour du sommeil ? Donnez-nous votre avis.

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