3 questions à Daniel Mazerolle dans le 13H FHP-MCO

Ecrit le Jeudi 5 mai 2011 par Déborah Drai

A l'occasion de la newsletter hebdomadaire envoyée aux adhérents de la Fédération de l'Hospitalisation Privée dans la spécialité M.C.O., Monsieur Daniel MAZEROLLE, Directeur de la Clinique de Cognac, a été interrogé ce jeudi dans le cadre de ses fonctions. Merci à la FHP pour ce focus.

Voici l'article en intégralité:

Daniel MAZEROLLE, Directeur de la Clinique de Cognac à Cognac (16), groupe Kapa Santé, membre du CA de la FHP-MCO

Récemment quelle est votre plus belle réussite?
J’ai été recruté en 2003 pour effectuer le transfert de notre clinique sur un site flambant neuf. L’ARH nous avait confié une mission de service public assez avant-gardiste pour l’époque puisqu’il y en avait seulement 3 en France : une coopération avec l’hôpital public de notre ville assortie d’une répartition des activités, satisfaisante pour les deux parties. La chirurgie a été confiée au privé ; la médecine et la maternité à l’hôpital public. Après une mutualisation des actions avec l’hôpital, nous allons passer en 2012 à une mutualisation des moyens, puisque le futur hôpital est en construction juste à côté de la clinique et une passerelle reliera bientôt les deux établissements. Plusieurs spécialistes exerceront dans les deux structures. C’est une réalisation assez compliquée mais, dans les faits, c’est avant tout une affaire d’hommes, donc de volonté de réalisation commune.

Quel est votre échec le plus cuisant?
Je suis surtout insatisfait des difficultés que nous rencontrons à récolter les fruits de notre travail quotidien et du peu de reconnaissance des efforts déployés (MIGAC) de la part des pouvoirs publics. De plus, je m’insurge au quotidien du peu de place qu’on nous réserve dans les instances décisionnaires, Conférences de territoires, Conférence régionale de la santé et de l'autonomie (CRSA), etc… On est loin de pouvoir parler d’harmonie et d’équité. Dans ces conditions, je pense qu’il faut user de toute notre force de persuasion envers nos patients, qui nous connaissent et nous sont fidèles. Communiquer au niveau des établissements, des groupes, du syndicat, se faire connaître, mener des actions exemplaires est à mon sens vital.

Quelle est la question d’actualité qui vous interpelle?
Le plus grand défi que nous devrons relever est celui de la démographie médicale. Les difficultés de recrutement de praticiens dans les villes de moyenne importance, comme à Cognac par exemple, sont inquiétantes, les nouveaux professionnels privilégiant les grands centres pour leur installation. La situation vis à vis des personnels soignants a tendance à se stabiliser avec l’évolution des méthodes de travail et l’ambulatoire mais les problèmes sont cycliques. Nous avons mis en place de nombreuses actions de communication au niveau du groupe, annonces, blogs, etc… qui donnent de bons résultats mais le meilleur vecteur de recrutement est le bouche à oreille via nos praticiens. D’autre part, je pense que le combat privé/public est dépassé, surtout sur les territoires à faible densité de population. Il faut privilégier les coopérations gagnant/gagnant où chacun peut subsister en se spécialisant au maximum sur certaines activités.
 

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Chiffres clés
  • 14 établissements
  • 691 praticiens
  • 170 000 malades traités
  • 2137 salariés