Greffe de rein par don vivant

Ecrit le Lundi 10 octobre 2011 par fredno

Le 13 juillet 2011, se réalise au Centre Hospitalo-Universitaire de Guadeloupe, service de Transplantation rénale du professeur Pascal Blanchet, une greffe rénale chez un dialysé chronique du Centre de Santé Guyanais – Clinique Véronique.

Il s'agit d'un don d'organe vivant, à savoir un rein prélevé sur une femme de 26 ans au profit de son mari de 34 ans hémodialysé chronique depuis quatre ans pour une maladie rénale chronique depuis l'âge de 10 ans.

Il s'agit de la troisième greffe rénale à partir de donneurs vivants pour trois hémodialysés chroniques de la clinique Véronique. Soit une greffe par an. Pour l'année 2011, il y a eu trois greffes rénales dont deux à partir de donneurs décédés et une à partir de donneur vivant.

Docteur Meddeb (photo ci-dessus), Néphrologue au Centre de Santé Guyanais-clinique Véronique précise que "Le délai d'attente pour le don vivant a été de six mois pour nos trois patients tandis que le don à partir de décédés est compris entre quatre et huit ans !
34 % de nos patients sont inscrits sur la liste d'attente d'une greffe rénale aux Antilles-Guyane. Dix dossiers ont été préparés en vue du don vivant et trois seulement ont abouti. Ceci fait souligner la rigueur à laquelle sont soumis les donneurs vivants."

La pénurie en don de rein incite le Docteur Meddeb et son équipe à continuer le développement du don vivant. Mais dans certains cas, des problèmes coutumiers viennent alourdir le programme, voir l'annuler.
Prenons l'exemple de la greffe rénale récente intéressant un couple d'Amérindien.

La préparation psychologique pour le receveur a duré plus de quatre mois avec un refus absolu de demander à son entourage familial un don de rein en sa faveur !
Côté donneur, la demande a été vécu comme une mutilation, une atteinte à l'âme et un risque accru de mourir plus tôt que prévu.

Docteur Meddeb précise que "Le parcours est long vers l'acceptation du don d'organe vivant, mais sa qualité et son succès font de ce traitement un choix idéal pour se libérer de l'asservissement à un générateur de dialyse. Nos trois gréffés ont ainsi rétrouvé et repris leur travail, ce qui constitue un bénéfice psycho-social indéniable".

Chiffres clés
  • 14 établissements
  • 691 praticiens
  • 170 000 malades traités
  • 2137 salariés