Elan de solidarité en faveur de 2 enfants malgaches

15 mai 2012

Le blog de Kapa Santé a décidé de mettre à l'honneur la démarche spontanée et humanitaire d'un couple de médecins, pédiatre et chirurgien, partis en voyage à Madagascar pour prêter main forte dans un dispensaire de brousse de l'île Sainte-Marie, et rentrés en France avec un projet très concret en faveur de 2 enfants rencontrés sur place…

Patrick Guillermet, chirugien digestif à Istres, accompagné de son épouse Evelyne Guillermet, pédiatre à Martigues, dans le sud de la France nous confient :

"A la suite d’une mission réalisée à titre personnel et bénévole en avril 2011, nous avons eu le projet et la ferme intention de tout mettre en oeuvre pour parvenir à faire opérer en France deux jeunes enfants rencontrés au dispensaire de Zazakely  situé sur l'île Sainte-Marie ("Zazakely" signifie "petit enfant" en malgache). Davila et Rodrick sont  âgés de 4 ans, porteurs de pieds bots bilatéraux, et pour la petite fille de graves malformations des mains. Ces malformations de naissance n’ayant pas la possibilité d’être opérées à Madagascar,  nous avons envisagé de les faire prendre en charge en France, et plus précisément à lHôpital de la Timone (Marseille) . Nous avions également l’espoir qu’une intervention puisse être réalisée par des confrères  chirurgiens spécialistes de la main à Aix en Provence, et permette de réparer la main droite de Davila qui est à l’etat de moignon inutilisable, mais rien ne laissait penser qu'une clinique privée puisse rejoindre la chaîne de solidarité mise en place…"
C'est ainsi que commence cette aventure humaine qui a duré une année entière et qui aura permi de trouver les fonds, les contacts, les moyens humains et logistiques nécessaires à la venue de Rodrick et Davila. Alors que les 2 enfants sont en France depuis quelques jours, ils ont été opérés des pieds le 15 Mai dernier par un chirurgien orthopédiste de la Timone et  le 31 mai prochain aura  lieu l'intervention en chirurgie de la main de la petite Davila au sein du Centre de la Main du Pays d'Aix (clinique Axium). Après une convalescence de quelques semaines, les 2 enfants rejoindront leur village malgache le 10 Juillet…

Un challenge incroyable qui a été relevé grâce à de nombreuses personnes et divers donateurs que le couple souhaite remercier. D'abord la clinique Axium et ses chirugiens qui auront fait preuve d'une solidarité exemplaire en accueillant et en opérant entièrement bénévolement la petite Davila; la compagnie aérienne Corsair qui aura offert les 2 billets d'avion, la famille Mazet qui accueille durant plusieurs semaines Rodrick et Davila dans leur maison de Martigues en compagnie de leurs 3 autres enfants… Puis viennent les donateurs, plus ou moins gros mais toujours d'une générosité indiscutable…les Rotary Clubs de Carry le Rouet et de Martigues, le Directeur de la Maison Médicale de Gardanne Monsieur Jean-Marc Lapiana, Maritima Info qui s'est intéressé au sujet en relayant l'information, et bien entendu Michèle Martres, la fondatrice du dispensaire et orphelinat de Zazakely Réunion qui s'est chargée des visas, de la logistique et des soucis administratifs…

Le couple Guillermet retournera à Madagascar en décembre 2012 pour continuer à donner des soins aux nombreux enfants du dispensaire. L'occasion de revoir Rodrick et Davila…

Si vous souhaitez aider l'association Zazakely qui gère le dispensaire et l'orphelinat en envoyant des dons, du matériel ou encore en proposant votre aide sur place, entrez en contact avec Patrick Guillermet qui vous répondra rapidement: patrick.guillermet@bbox.fr

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Asanté veut dire “merci” en Swahili…

24 février 2012

Le soin pour vocation, l'aide par conviction.

Sur les quelques 800 médecins-chirurgiens qui exercent dans les établissements du Groupe Kapa Santé et les 2000 salariés employés, une grande partie d'entre eux participe à des missions humanitaires à travers le monde, prennent de leur temps personnel, engagent leurs deniers personnels ou risquent leur vie, sans pour autant le faire savoir. Passionnés par leur métier de soignants, et humanistes irrévocables, ils trouvent à ces activités extra-professionnelles une immense satisfaction dont ils ont souvent du mal à parler par humilité ou par discrétion. Ces expériences humaines changent la vision que l'on porte sur le Monde, et rendent à nos vies des richesses oubliées.
Nous avons donc décidé de mettre à l'honneur sur le blog de Kapa Santé ces nombreuses initiatives, à la fois pour saluer les Hommes et les Femmes qui en sont les acteurs, mais aussi pour favoriser ces actions et les faire connaître du grand public. Nous avions déjà évoqué le sujet en Juin 2010 à travers un article intitulé "Spécialiste de chirurgie en mission humanitaire : tout n’est pas toujours une question d’argent"  et nous comptons désormais aborder régulièrement cette thématique. Si vous souhaitez pour un prochain article du blog faire connaître votre association, partager une expérience par le biais d'un témoignage, ou demander du renfort pour une future mission, n'hésitez pas à nous envoyer vos textes à communication@kapasante.fr .

Asanté veut dire "merci" en Swahili…

Aujourd'hui, nous avons décidé de vous présenter l'Association Asanté, créée et gérée par  Bob Labaere, anesthésiste à la clinique Axium d'Aix en Provence et son épouse Muriel.
Asanté est une asociation humanitaire sans but lucratif qui souhaite donner plus de chances aux mamans et enfants défavorisés du bidonville Kibera (Kenya).
Les membres d'Asanté les soutiennent par la vente d'articles artisanaux qui sont faits à la main par les mamans. Ces articles font des jolis souvenirs à offrir lors de vos fêtes: naissances ou baptême, mariages, anniversaires …Tous les articles qu'Asanté propose, sont confectionnés par les mamans issus du milieu défavorisé et grâce à ce salaire équitable, elles ont un emploi stable. Ainsi elles aident leur famille à sortir de la pauvreté et elles donnent plus de chances à leurs enfants en les scolarisant. En outre, les bénéfices des ventes sont réinvestis dans des projets en faveur des enfants de Kibera. La recette des ventes d'Asanté est intégralement reversée à des projets aidant des enfants défavorisés, en soutenant un refuge et l'école de Kibera. Les enfants y sont non seulement formés, mais y trouvent un foyer. Asanté oeuvre en permanence afin d'offrir aux enfants démunis des chances pour un plus bel avenir dans leur pays d'origine.

L'arbre de vie

L'arbre de vie est une construction en feuilles de bananes sur laquelle on accroche des paniers en sisal colorés. Ces paniers peuvent être remplis de dragées, bonbons ou tout autre objet original.
L'arbre existe en deux tailles:
Grand format, longueur de tronc 45cm: 23€
Petit format, longueur de tronc 32cm: 15€

Les paniers fabriqués en sisal et tissés par les mamans, joliment finis par de fines perles, sont déclinés dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
Prix de vente:
1,10€ par panier

Et après?

L'achat des articles n'est pas qu'un choix pour votre enfant, mais sachez que l'équivalent d'un arbre et 70 paniers permet à un enfant de Kibera de vivre et d'être scolarisé pendant un an. En plus, l'abre n'est pas seulement un souvenir mais peut devenir une décoration écologique dans votre maison: décorez-le avec une guirlande (lampe de nuit), clipsez des photos dessus, utilisez-le comme support de colliers et bracelets,…

Chaque achat d'un article Asanté fait une énorme différence pour les enfants et les mamans que nous soutenons. Grâce à votre geste, ils sont la possibilité de se construire un meilleur avenir. Merci!.

Pour commander vos arbres de vie, contactez Muriel ou Bob Labaere
au 06 98 26 76 53 , ou par mail à muriel.labaere@orange.fr

Pour réagir à cet article, poser des questions ou savoir comment aider Asanté, écrivez et postez vos commentaires ci-dessous.

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De L’Humanité à Pif Gadget, il n’y a qu’un Pa…trick Apel-Muller

20 décembre 2011

D'aucun pourrait se demander les raisons d'un titre aussi curieux sur notre blog jusque là connu pour ses discussions consacrées à des sujets médicaux.
Il s'agit simplement d'une volonté de la part de notre Groupe, de faire connaître les méthodes journalistiques peu scrupuleuses d'un journal comme l'Humanité.
 En effet, ce quotidien national, dont les orientations politiques ne sont plus à démontrer, se révèle depuis quelques jours d'un amateurisme proche de la farce. Est-ce dû au passé de son Directeur de la Rédaction, Monsieur Patrick Apel-Muller, qui, entre 2004 et 2008 occupait également des fonctions de Directeur de la Rédaction, mais cette fois, de la célèbre bande dessinée Pif Gadget?…

Sans user d'intentions trop cyniques, il faut bien avouer que ce n'est pas tous les jours qu'un journal d’envergure nationale s'aventure à faire des révélations aussi absurdes que faciles à vérifier…
La cotation en bourse du Groupe Kapa Santé sur le marché Alternext est pourtant une "information" dont la rédaction de l'Humanité semble être la seule à détenir la source, puisqu'elle l'a publiée noir sur blanc dans son édition d'aujourd'hui et qu’il s’agit d’une fausse information ! Sans parler des citations calomnieuses faites par le rédacteur, celui-ci s'apparentant d'avantage à un corbeau qu'à un journaliste, compte tenu de son anonymat …
Alors puisqu'il semble impératif que nous rétablissions la vérité, nous démentons haut et fort: LE GROUPE KAPA SANTE EST UN GROUPE FAMILIAL QUI N'EST PAS COTE EN BOURSE !
Il nous paraissait jusque là assez évident qu'un journaliste, quels que soient ses engagements et opinions, vérifie un tantinet l'origine et la véracité des faits qu'il avance, surtout lorsque ces faits sont rendus publics et qu’ils sont aussi simples à vérifier.
Mais s'il ne s'était agi que de cela, sans doute n'aurions nous pas décidé d'utiliser cette tribune pour commencer à nous rendre justice…

En définitive, l'histoire a commencé le 15 décembre dernier, après qu'une journaliste de l'Humanité ait décidé d'écrire un article sur les seuls propos recueillis auprès d'un accusateur très virulent, et incriminant gravement le Groupe Kapa Santé. (cliquez ici pour lire :Article "Attention un hôpital peut cacher une clinique" )

A la découverte de ce papier aux propos clairement diffamatoires à notre égard, nous décidons de prendre contact avec la rédaction de l'Humanité pour savoir pourquoi ils ne nous avaient pas contactés pour nous interviewer, au même titre que la personne qui nous accusait… De la journaliste elle-même, au directeur de la rédaction, en passant par la chef du service économie-social, la version était unanime: ils étaient désolés, mais au regard de l'urgence dans laquelle ils devaient publier cet article, ils n'avaient pas pris le temps de nous interviewer, et s'excusaient simplement des préjudices que cela pouvaient nous occasionner!
Admettant ensuite qu'il s'agissait d'une faute professionnelle grave, et menacé d'être poursuivi au pénal par l'avocate de notre Groupe, le directeur de la rédaction de l'Humanité accepte finalement un accord amiable consistant à publier le lendemain une brève sur le site internet de l'Humanité (éditions du week-end), puis un droit de réponse le mardi 20 décembre dans l'édition papier, en même place que l'article qui avait mis le feu au poudres.

Voici la brève que nous avons rédigée et qui a été publiée ce week-end sur le site humanite.fr  :
Droit de réponse du Groupe Kapa Santé à l’article « ATTENTION, UN HOPITAL PEUT CACHER UNE CLINIQUE » signé Alexandra Chaignon et publié par le journal l’Humanité, Jeudi 15 Décembre 2011.
Tout d’abord, si le Groupe Kapa Santé obtient ce droit de réponse, c’est que l’article précité n’a pu traduire la réalité des faits évoqués puisqu’il a été rédigé sur les seuls propos recueillis auprès d’un accusateur. Les principes fondamentaux du journalisme reposant sur la responsabilité sociale et la véracité -c'est-à-dire l'intention de ne point tromper ses lecteurs-, et la rédactrice de cette publication ayant reconnu n’avoir jamais cherché à interroger le Groupe incriminé pour lui permettre d’exprimer sa position, il était indispensable que la parole lui soit donnée pour rétablir l’information. L’interview du Dr Hervé Kadji, Président du Groupe Kapa Santé sera publiée Mardi 20 Décembre 2011, dans les pages « France » du journal l’Humanité en réponse aux accusations diffamatoires rédigées.

Aujourd'hui, mardi 20 décembre 2011 était donc attendu notre droit de réponse sous la forme d'une auto-interview du Dr Hervé Kadji, Président du Groupe Kapa Santé, afin que l'affaire soit close et que nous puissions nous expliquer publiquement quant aux accusations qui nous avaient été portées. Mais qu'elle ne fût pas notre surprise lorsqu'en ouvrant le journal, nous découvrons qu'en fin de droit de réponse, la rédaction du journal a ajouté une vingtaine de lignes dont les propos encore une fois diffamatoires et surtout mensongers à notre égard venaient trahir l'intention première: rétablir l'information. C'est donc à travers ces quelques lignes que la rédaction de l'Humanité a une fois encore prouvé son manque de professionnalisme en faisant sans vergogne une fausse déclaration: la cotation en bourse de notre groupe… Mais au-delà de cette erreur, ce qui est le plus insensé, c’est l’acharnement que ce journal met à nous accuser de fautes dont nous ne sommes EN RIEN responsables et pour lesquelles nous nous sommes déjà expliqués dans notre droit de réponse consacré au Pôle de Santé de Cosne sur Loire; voici ce qu’écrit encore l’Humanité :« Les témoignages que nous avons recueillis sur place auprès du personnel, du comité et d'usagers attestent de la mauvaise qualité de la rénovation effectuée et inquiètent quant à la pérennité de l'établissement »

Doit-on  encore une fois expliquer que c’est l’hôpital de Cosne sur Loire qui a commandé et défini tout le cahier des charges des travaux qui ont été effectués ? Que c’est l’hôpital qui a fait faire et refaire les plans, qui a décidé puis accepté les appels d’offres, qui a travaillé avec les architectes et le maître d’œuvre, qui a validé et choisi tout ce qui incombe à cette réfection ? Il semble que oui ! Cette polémique est insensée et  d’autant plus insensée qu’elle est injustifiée car, de surcroît, les travaux qui ont été faits ont été bien faits, et validés par les divers organismes de contrôle et de sécurité qui ont autorisés l’ouverture des locaux. 
Cliquez ici pour lire: Droit réponse Kapa Santé

Alors, oui, plus que les dirigeants de ce journal, nous voyons rouge depuis ce matin et comptons bien le faire savoir. Le pouvoir de ce média est sans équivoque, mais nous sommes navrés de constater que celui-ci repose sur bien peu de choses…

N'hésitez pas à donner votre opinion et à poster vos réactions ci-dessous.

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Un Groupement de Coopération Sanitaire au coeur des préoccupations aixoises

13 décembre 2011

Depuis le 1er octobre 2011, un Groupement de Coopération Sanitaire érigé en Etablissement de Santé ( G.C.S.-E.S. ) a été constitué, sous l’enseigne « Centre de Cardiologie Interventionnelle AXIUM-RAMBOT » .

Et oui, réunies dans le cadre de cette structure privée commune, les 2 illustres cliniques aixoises, Axium et Polyclinique du Parc Rambot, partagent donc leur activité de cardiologie. Enfin… de s'écrier certains…!

En mutualisant leurs moyens techniques et humains, les 2 établissements sont ainsi parvenus à créer ce G.C.S. pour accueillir 24h/24 toutes les pathologies cardiaques aigües et chroniques.

Mme Claire Ravier, Directrice Générale de la Polyclinique du Parc Rambot et M. Jean Folacci, Directeur Général de la Clinique Axium sont les 2 administrateurs de ce G.C.S à la gestion et l'administration autonomes.

Hébergé dans les murs de la Clinique AXIUM au centre de la ville d'Aix en Provence, ce centre de cardiologie interventionnelle accueille donc naturellement la population des Alpes de Haute Provence ainsi que celle des autres départements limitrophes du territoire de santé des Bouches du Rhône Nord.
La prise en charge des patients est assurée par 9 cardiologues seniors (4 issus de la clinique Axium et 5 de la Polyclinique du Parc Rambot), spécialistes en pathologies cardiovasculaires:

Docteur Nicolas BARRA
Docteur Michel BERTHET-BONDET
Docteur Jacques BILLE
Docteur Marie-Rose CLERGEAU
Docteur Patrick JOLY
Docteur Luc MAILLARD
Docteur Marc SILVESTRI
Docteur Alain TAVILDARI
Docteur François VOCHELET

Prochainement, une identité visuelle propre au G.C.S. sera mise en place ainsi qu'un site internet personnalisé et une ligne téléphonique exclusive. Nous ne manquerons pas de vous relayer l'information.

N'hésitez pas à intervenir sur ce sujet en postant vos commentaires ci-dessous.

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Paralysie cérébrale: le témoignage d’une maman

29 novembre 2011

Le blog de Kapa Santé souhaite partager le témoignage poignant qu'une maman canadienne a posté sur son propre blog (Rose et Alys Santerre), en indiquant:
"Je remercie chaque personne qui a, ne serait-ce que pris le temps de lire notre histoire sans nous tourner le dos avec leur vie trop remplie, car toutes ces personnes me donnent aussi la force de continuer. Les petits dons donnés avec tellement de coeur de gens qui en aurait aussi besoin, les personnes qui me disent que je fais bien de faire ce que je fais. Merci. Si seulement les organismes, fondations et le système de santé avait le quart de votre bonté d’âme." (photo issue du blog "Deux fleurs pour la vie)

N'hésitez pas à réagir à ce témoignage, le blog de Kapa Santé transmettra vos commentaires à la maman.

Témoignage:

J’aimerais aussi offrir ce cadeau

Mes filles, tellement désirées et aimées bien avant leur naissance, ont reçu en cadeau la vie exclusivement grâce à la médecine et ses équipements high-tech. Notre amour leur a permis d’avancer dans cette vie comme elles pouvaient. Nous sommes embarqués dans cette aventure aveuglément parce que la médecine pouvait les sauver. Nous les aimions plus que tout bien sûr.

Aujourd’hui, plus de 16 mois plus tard, je ne peux constater qu’au fond nous sommes seuls. Que la médecine et ses super-équipements ne peuvent maintenant pas effacer les séquelles de leur sauvetage in-extremis. Et que d’autre part, cette même médecine fait des progrès dont mes enfants ne peuvent bénéficier. Comment une mère arrive-t-elle à vivre en sachant qu’au moment où j’écris ses mots une technologie aurait pu permettre à Rose de rentrer à la maison (et éviter la trachéotomie qui a mon avis l’a tuer) et que d’autre part, je me heurte au manque d’aide et de soutien de toute part pour offrir à ma survivante une meilleure qualité de vie?

Chaque jour je vis avec l’image de ma fille toute bleue et froide dont l’âme a perceptiblement quitté le corps dans mes bras, avec la culpabilité qu’elle ne soit plus en vie, de ne pas avoir pu la sauver moi-même, avec mes rages et mes angoisses accumulés durant ses 386 jours passée loin de moi, dans un hôpital mal adapté à notre situation. Chaque jour je vis avec sa moitié handicapé, ses problèmes de santé, aujourd’hui dans l’attente d’examen pour détecter une épilepsie dû à ses « absences » (et fréquente chez les enfants atteints de paralysie cérébrale). Chaque jour est un combat et un pas en avant. Tout les soirs je me couche en me demandant comment je pourrais trouver quelques dollars de plus pour lui permettre d’augmenter le potentiel de son cerveau. Pour lui permette un jour d’aller à l’école, de s’habiller, de ne plus porter de couches rendu à 7 ans, de parler, de manger seule, qu’elle arrive à boire sans s’étouffer, de tenir son biberon, de marcher (même si c’est avec une marchette), d’atténuer les préjugés envers elle, lui permette d’être autonome un jour, se faire à manger, espérer qu’elle vive l’amour : tous ça en atténuant le combat qui vient avec chacune de ces étapes.

J’emmagasine des tonnes d’informations sur le fonctionnement du cerveau, du corps humain. J’apprends des mots comme vestibulaire, proprioception, modulation de ses propres émotions. Que mettre sa main sur une cuillère et la porter à sa bouche c’est tellement mais tellement complexe! J’apprends des choses que je n’aurai jamais souhaiter connaître. Je découvre graduellement ce qu’implique l’état d’Alys et chaque fois que je sens en moi les larmes de ma vie passée et future montée j’essaie de me rassurer du fait qu’elle, elle soit en vie.

Je vis chaque instant avec l’inquiétude qu’une nouvelle problématique surgisse et avec le laisser allé nécessaire à apprécier chaque moment avec elle, ceux passé avec Rose ont glissés entre mes doigts. J’apprends à vivre heureuse autrement et essayer tant bien que mal de voir du positif dans cette vie sur terre.

Nous sommes l’histoire « dont ben triste du coin » et le « je serais pas capable » de bien des personnes, les gens nous prennent parfois en pitié. « on est donc ben courageux », il n’y a rien de courageux et on a besoin d’aide. Certains se disent même que nous devrions juste accepter les choses comme elles sont et arrêter de « s’épuiser » avec ça. C’est ce que l’ont fait tout les jours,accepter, mais aucune journée ne passera sans que j’ai fais le maximum pour Alys, et Élisyane.

J’aimerai offrir au gens le seul cadeau que j’ai reçu depuis leur naissance; l’ouverture face au monde, la conscience des autres. Arrêter de prendre pour acquis notre petite vie soignée, parce que demain c’est vous qui tiendrait entre vos bras le bébé malade qui augmentera les statistiques. Demain c’est vous qui enterrerait vos enfants. C’est chez vous qu’on sonnera pour vous dire que vos enfants ou votre mari est décédé dans un accident. Et alors, vous serez seul. J’aimerais que le système de santé et les services sociaux soit une seule et unique personne, c’est ce que je lui dirait. J’aimerais que les personnes qui me regarde avec cette pitié en me disant « désolé madame mais votre fille ne cadre pas dans nos programmes » marche dans mes souliers une seule journée. Je ne souhaiterais jamais à personne ce que j’ai vécu et vit encore, mais parfois ça permettrait peut-être que notre société se lève le nez et regarde autour d’elle. Qu’on assume ce que l’ont créé, au lieu de continuer de vouloir une société parfaite avec des êtres parfaits. Qu’on se lève et qu’on se sert les coudes, demain c’est peut-être vous qui frapperez à ma porte en quête de compassion et d’aide. Et peu importe, je serai là. Même si à moi on m’aura trop souvent tourné le dos. Car mes filles m’ont offert cette conscience.

Nous, nous sommes une minorité invisible derrière une minorité visible.
 

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