De L’Humanité à Pif Gadget, il n’y a qu’un Pa…trick Apel-Muller

20 décembre 2011

D'aucun pourrait se demander les raisons d'un titre aussi curieux sur notre blog jusque là connu pour ses discussions consacrées à des sujets médicaux.
Il s'agit simplement d'une volonté de la part de notre Groupe, de faire connaître les méthodes journalistiques peu scrupuleuses d'un journal comme l'Humanité.
 En effet, ce quotidien national, dont les orientations politiques ne sont plus à démontrer, se révèle depuis quelques jours d'un amateurisme proche de la farce. Est-ce dû au passé de son Directeur de la Rédaction, Monsieur Patrick Apel-Muller, qui, entre 2004 et 2008 occupait également des fonctions de Directeur de la Rédaction, mais cette fois, de la célèbre bande dessinée Pif Gadget?…

Sans user d'intentions trop cyniques, il faut bien avouer que ce n'est pas tous les jours qu'un journal d’envergure nationale s'aventure à faire des révélations aussi absurdes que faciles à vérifier…
La cotation en bourse du Groupe Kapa Santé sur le marché Alternext est pourtant une "information" dont la rédaction de l'Humanité semble être la seule à détenir la source, puisqu'elle l'a publiée noir sur blanc dans son édition d'aujourd'hui et qu’il s’agit d’une fausse information ! Sans parler des citations calomnieuses faites par le rédacteur, celui-ci s'apparentant d'avantage à un corbeau qu'à un journaliste, compte tenu de son anonymat …
Alors puisqu'il semble impératif que nous rétablissions la vérité, nous démentons haut et fort: LE GROUPE KAPA SANTE EST UN GROUPE FAMILIAL QUI N'EST PAS COTE EN BOURSE !
Il nous paraissait jusque là assez évident qu'un journaliste, quels que soient ses engagements et opinions, vérifie un tantinet l'origine et la véracité des faits qu'il avance, surtout lorsque ces faits sont rendus publics et qu’ils sont aussi simples à vérifier.
Mais s'il ne s'était agi que de cela, sans doute n'aurions nous pas décidé d'utiliser cette tribune pour commencer à nous rendre justice…

En définitive, l'histoire a commencé le 15 décembre dernier, après qu'une journaliste de l'Humanité ait décidé d'écrire un article sur les seuls propos recueillis auprès d'un accusateur très virulent, et incriminant gravement le Groupe Kapa Santé. (cliquez ici pour lire :Article "Attention un hôpital peut cacher une clinique" )

A la découverte de ce papier aux propos clairement diffamatoires à notre égard, nous décidons de prendre contact avec la rédaction de l'Humanité pour savoir pourquoi ils ne nous avaient pas contactés pour nous interviewer, au même titre que la personne qui nous accusait… De la journaliste elle-même, au directeur de la rédaction, en passant par la chef du service économie-social, la version était unanime: ils étaient désolés, mais au regard de l'urgence dans laquelle ils devaient publier cet article, ils n'avaient pas pris le temps de nous interviewer, et s'excusaient simplement des préjudices que cela pouvaient nous occasionner!
Admettant ensuite qu'il s'agissait d'une faute professionnelle grave, et menacé d'être poursuivi au pénal par l'avocate de notre Groupe, le directeur de la rédaction de l'Humanité accepte finalement un accord amiable consistant à publier le lendemain une brève sur le site internet de l'Humanité (éditions du week-end), puis un droit de réponse le mardi 20 décembre dans l'édition papier, en même place que l'article qui avait mis le feu au poudres.

Voici la brève que nous avons rédigée et qui a été publiée ce week-end sur le site humanite.fr  :
Droit de réponse du Groupe Kapa Santé à l’article « ATTENTION, UN HOPITAL PEUT CACHER UNE CLINIQUE » signé Alexandra Chaignon et publié par le journal l’Humanité, Jeudi 15 Décembre 2011.
Tout d’abord, si le Groupe Kapa Santé obtient ce droit de réponse, c’est que l’article précité n’a pu traduire la réalité des faits évoqués puisqu’il a été rédigé sur les seuls propos recueillis auprès d’un accusateur. Les principes fondamentaux du journalisme reposant sur la responsabilité sociale et la véracité -c'est-à-dire l'intention de ne point tromper ses lecteurs-, et la rédactrice de cette publication ayant reconnu n’avoir jamais cherché à interroger le Groupe incriminé pour lui permettre d’exprimer sa position, il était indispensable que la parole lui soit donnée pour rétablir l’information. L’interview du Dr Hervé Kadji, Président du Groupe Kapa Santé sera publiée Mardi 20 Décembre 2011, dans les pages « France » du journal l’Humanité en réponse aux accusations diffamatoires rédigées.

Aujourd'hui, mardi 20 décembre 2011 était donc attendu notre droit de réponse sous la forme d'une auto-interview du Dr Hervé Kadji, Président du Groupe Kapa Santé, afin que l'affaire soit close et que nous puissions nous expliquer publiquement quant aux accusations qui nous avaient été portées. Mais qu'elle ne fût pas notre surprise lorsqu'en ouvrant le journal, nous découvrons qu'en fin de droit de réponse, la rédaction du journal a ajouté une vingtaine de lignes dont les propos encore une fois diffamatoires et surtout mensongers à notre égard venaient trahir l'intention première: rétablir l'information. C'est donc à travers ces quelques lignes que la rédaction de l'Humanité a une fois encore prouvé son manque de professionnalisme en faisant sans vergogne une fausse déclaration: la cotation en bourse de notre groupe… Mais au-delà de cette erreur, ce qui est le plus insensé, c’est l’acharnement que ce journal met à nous accuser de fautes dont nous ne sommes EN RIEN responsables et pour lesquelles nous nous sommes déjà expliqués dans notre droit de réponse consacré au Pôle de Santé de Cosne sur Loire; voici ce qu’écrit encore l’Humanité :« Les témoignages que nous avons recueillis sur place auprès du personnel, du comité et d'usagers attestent de la mauvaise qualité de la rénovation effectuée et inquiètent quant à la pérennité de l'établissement »

Doit-on  encore une fois expliquer que c’est l’hôpital de Cosne sur Loire qui a commandé et défini tout le cahier des charges des travaux qui ont été effectués ? Que c’est l’hôpital qui a fait faire et refaire les plans, qui a décidé puis accepté les appels d’offres, qui a travaillé avec les architectes et le maître d’œuvre, qui a validé et choisi tout ce qui incombe à cette réfection ? Il semble que oui ! Cette polémique est insensée et  d’autant plus insensée qu’elle est injustifiée car, de surcroît, les travaux qui ont été faits ont été bien faits, et validés par les divers organismes de contrôle et de sécurité qui ont autorisés l’ouverture des locaux. 
Cliquez ici pour lire: Droit réponse Kapa Santé

Alors, oui, plus que les dirigeants de ce journal, nous voyons rouge depuis ce matin et comptons bien le faire savoir. Le pouvoir de ce média est sans équivoque, mais nous sommes navrés de constater que celui-ci repose sur bien peu de choses…

N'hésitez pas à donner votre opinion et à poster vos réactions ci-dessous.

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Un Groupement de Coopération Sanitaire au coeur des préoccupations aixoises

13 décembre 2011

Depuis le 1er octobre 2011, un Groupement de Coopération Sanitaire érigé en Etablissement de Santé ( G.C.S.-E.S. ) a été constitué, sous l’enseigne « Centre de Cardiologie Interventionnelle AXIUM-RAMBOT » .

Et oui, réunies dans le cadre de cette structure privée commune, les 2 illustres cliniques aixoises, Axium et Polyclinique du Parc Rambot, partagent donc leur activité de cardiologie. Enfin… de s'écrier certains…!

En mutualisant leurs moyens techniques et humains, les 2 établissements sont ainsi parvenus à créer ce G.C.S. pour accueillir 24h/24 toutes les pathologies cardiaques aigües et chroniques.

Mme Claire Ravier, Directrice Générale de la Polyclinique du Parc Rambot et M. Jean Folacci, Directeur Général de la Clinique Axium sont les 2 administrateurs de ce G.C.S à la gestion et l'administration autonomes.

Hébergé dans les murs de la Clinique AXIUM au centre de la ville d'Aix en Provence, ce centre de cardiologie interventionnelle accueille donc naturellement la population des Alpes de Haute Provence ainsi que celle des autres départements limitrophes du territoire de santé des Bouches du Rhône Nord.
La prise en charge des patients est assurée par 9 cardiologues seniors (4 issus de la clinique Axium et 5 de la Polyclinique du Parc Rambot), spécialistes en pathologies cardiovasculaires:

Docteur Nicolas BARRA
Docteur Michel BERTHET-BONDET
Docteur Jacques BILLE
Docteur Marie-Rose CLERGEAU
Docteur Patrick JOLY
Docteur Luc MAILLARD
Docteur Marc SILVESTRI
Docteur Alain TAVILDARI
Docteur François VOCHELET

Prochainement, une identité visuelle propre au G.C.S. sera mise en place ainsi qu'un site internet personnalisé et une ligne téléphonique exclusive. Nous ne manquerons pas de vous relayer l'information.

N'hésitez pas à intervenir sur ce sujet en postant vos commentaires ci-dessous.

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Paralysie cérébrale: le témoignage d’une maman

29 novembre 2011

Le blog de Kapa Santé souhaite partager le témoignage poignant qu'une maman canadienne a posté sur son propre blog (Rose et Alys Santerre), en indiquant:
"Je remercie chaque personne qui a, ne serait-ce que pris le temps de lire notre histoire sans nous tourner le dos avec leur vie trop remplie, car toutes ces personnes me donnent aussi la force de continuer. Les petits dons donnés avec tellement de coeur de gens qui en aurait aussi besoin, les personnes qui me disent que je fais bien de faire ce que je fais. Merci. Si seulement les organismes, fondations et le système de santé avait le quart de votre bonté d’âme." (photo issue du blog "Deux fleurs pour la vie)

N'hésitez pas à réagir à ce témoignage, le blog de Kapa Santé transmettra vos commentaires à la maman.

Témoignage:

J’aimerais aussi offrir ce cadeau

Mes filles, tellement désirées et aimées bien avant leur naissance, ont reçu en cadeau la vie exclusivement grâce à la médecine et ses équipements high-tech. Notre amour leur a permis d’avancer dans cette vie comme elles pouvaient. Nous sommes embarqués dans cette aventure aveuglément parce que la médecine pouvait les sauver. Nous les aimions plus que tout bien sûr.

Aujourd’hui, plus de 16 mois plus tard, je ne peux constater qu’au fond nous sommes seuls. Que la médecine et ses super-équipements ne peuvent maintenant pas effacer les séquelles de leur sauvetage in-extremis. Et que d’autre part, cette même médecine fait des progrès dont mes enfants ne peuvent bénéficier. Comment une mère arrive-t-elle à vivre en sachant qu’au moment où j’écris ses mots une technologie aurait pu permettre à Rose de rentrer à la maison (et éviter la trachéotomie qui a mon avis l’a tuer) et que d’autre part, je me heurte au manque d’aide et de soutien de toute part pour offrir à ma survivante une meilleure qualité de vie?

Chaque jour je vis avec l’image de ma fille toute bleue et froide dont l’âme a perceptiblement quitté le corps dans mes bras, avec la culpabilité qu’elle ne soit plus en vie, de ne pas avoir pu la sauver moi-même, avec mes rages et mes angoisses accumulés durant ses 386 jours passée loin de moi, dans un hôpital mal adapté à notre situation. Chaque jour je vis avec sa moitié handicapé, ses problèmes de santé, aujourd’hui dans l’attente d’examen pour détecter une épilepsie dû à ses « absences » (et fréquente chez les enfants atteints de paralysie cérébrale). Chaque jour est un combat et un pas en avant. Tout les soirs je me couche en me demandant comment je pourrais trouver quelques dollars de plus pour lui permettre d’augmenter le potentiel de son cerveau. Pour lui permette un jour d’aller à l’école, de s’habiller, de ne plus porter de couches rendu à 7 ans, de parler, de manger seule, qu’elle arrive à boire sans s’étouffer, de tenir son biberon, de marcher (même si c’est avec une marchette), d’atténuer les préjugés envers elle, lui permette d’être autonome un jour, se faire à manger, espérer qu’elle vive l’amour : tous ça en atténuant le combat qui vient avec chacune de ces étapes.

J’emmagasine des tonnes d’informations sur le fonctionnement du cerveau, du corps humain. J’apprends des mots comme vestibulaire, proprioception, modulation de ses propres émotions. Que mettre sa main sur une cuillère et la porter à sa bouche c’est tellement mais tellement complexe! J’apprends des choses que je n’aurai jamais souhaiter connaître. Je découvre graduellement ce qu’implique l’état d’Alys et chaque fois que je sens en moi les larmes de ma vie passée et future montée j’essaie de me rassurer du fait qu’elle, elle soit en vie.

Je vis chaque instant avec l’inquiétude qu’une nouvelle problématique surgisse et avec le laisser allé nécessaire à apprécier chaque moment avec elle, ceux passé avec Rose ont glissés entre mes doigts. J’apprends à vivre heureuse autrement et essayer tant bien que mal de voir du positif dans cette vie sur terre.

Nous sommes l’histoire « dont ben triste du coin » et le « je serais pas capable » de bien des personnes, les gens nous prennent parfois en pitié. « on est donc ben courageux », il n’y a rien de courageux et on a besoin d’aide. Certains se disent même que nous devrions juste accepter les choses comme elles sont et arrêter de « s’épuiser » avec ça. C’est ce que l’ont fait tout les jours,accepter, mais aucune journée ne passera sans que j’ai fais le maximum pour Alys, et Élisyane.

J’aimerai offrir au gens le seul cadeau que j’ai reçu depuis leur naissance; l’ouverture face au monde, la conscience des autres. Arrêter de prendre pour acquis notre petite vie soignée, parce que demain c’est vous qui tiendrait entre vos bras le bébé malade qui augmentera les statistiques. Demain c’est vous qui enterrerait vos enfants. C’est chez vous qu’on sonnera pour vous dire que vos enfants ou votre mari est décédé dans un accident. Et alors, vous serez seul. J’aimerais que le système de santé et les services sociaux soit une seule et unique personne, c’est ce que je lui dirait. J’aimerais que les personnes qui me regarde avec cette pitié en me disant « désolé madame mais votre fille ne cadre pas dans nos programmes » marche dans mes souliers une seule journée. Je ne souhaiterais jamais à personne ce que j’ai vécu et vit encore, mais parfois ça permettrait peut-être que notre société se lève le nez et regarde autour d’elle. Qu’on assume ce que l’ont créé, au lieu de continuer de vouloir une société parfaite avec des êtres parfaits. Qu’on se lève et qu’on se sert les coudes, demain c’est peut-être vous qui frapperez à ma porte en quête de compassion et d’aide. Et peu importe, je serai là. Même si à moi on m’aura trop souvent tourné le dos. Car mes filles m’ont offert cette conscience.

Nous, nous sommes une minorité invisible derrière une minorité visible.
 

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Des avancées médicales qui font réagir

22 juillet 2011

« Des chercheurs, on en trouve, mais des trouveurs on en cherche »

Général de Gaulle

Cette semaine, on a trouvé des trouveurs et des méthodes qui pourraient révolutionner la chirurgie régénératrice.

En Suède, le vendredi 8 juillet 2011, un patient de 36 ans est sorti de l’hôpital après un mois de séjour hospitalier et une intervention qui changera le cours de sa vie. A la suite d’un cancer et malgré des séances de radiothérapie, sa trachée était quasiment obstruée. La technique de la chirurgie avec trachée synthétique a donc était utilisée en dernier recours. Elle consiste à remplacer la trachée du patient par une trachée synthétique recouverte des cellules du patient.

Cette technique pourrait être révolutionnaire, elle permettrai aux patients  à la trachée déficiente, de ne plus attendre de donneur compatible d’une part, mais aussi d’éviter un éventuel rejet du greffon et les traitements immunosuppresseurs.

Le lundi 11 juillet 2011, à 3000 km de Stockholm, en Espagne (Valence), le chirurgien Pedro CAVADAS a réalisé ce qui était jusque-là un échec. Un homme de 25 ans, voué à finir sa vie dans un fauteuil roulant après un accident de trafic, et dans l’impossibilité de bénéficier de prothèses, a été greffé des deux jambes. Après 15 heures d’intervention avec 35 médecins et infirmiers, le patient a pu retrouver sa chambre. Le chirurgien spécialisé est optimiste et suggère que d’ici six à sept mois, le patient pourrait remarcher.

Les avis sont pourtant partagés sur cette greffe. C’est une opération lourde tant physiquement que moralement, et certains médecins restent sceptiques. Ils préconisent d’attendre une année complète « avant de pouvoir tirer des conclusions réalistes » (médecins de l’ONT, Organización Nacional de Trasplante).

La Tribune de Genève titre d’ailleurs en date du 13 juillet 2011 : « Une greffe de jambes fait débat chez les médecins ». Le journal précise que « Le monde médical reste cependant partagé. L’expérience a montré par le passé qu’il ne fallait pas crier victoire trop vite. En juin 2009, l’homme qui avait été le premier greffé main-visage par l’équipe du professeur Laurent LANTIERI à Paris est décédé d’un arrêt cardiaque deux mois après son opération.» 

Le professeur Laurent LANTIERI témoigne, de plus, dans les pages du Figaro (le 12 juillet dernier):    «Je suis très circonspect, confie-t-il. C'est très différent de transplanter un membre supérieur ou un membre inférieur. Avec les jambes, la consolidation est beaucoup plus longue. Et puis surtout, on ne s'appuie pas sur une main! [...]. Il faudra voir dans quinze jours si l'étape critique est passée, puis attendre six mois pour la consolidation et un an avant de se prononcer sur le succès de l'opération.»

Toujours est-il que ces prouesses médicales étaient loin d’être envisageables il y a quelques années. Elles montrent à quel point la recherche est active pour faire évoluer la médecine, et donnent bon espoir aux avancées futures.

La médecine progresse, les médias en parlent, mais au fond, vous sentez-vous réellement concerné par ces avancées ? Cela vous touche-t-il de près ? 

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Psychose à consommer sans modération!

1 juillet 2011

Concombres, steaks hachés, graines germées, thé vert, fruits et légumes en général, histoire d'être certains qu'on en n'oubliera pas un dans la liste… Notre alimentation devient la nouvelle psychose populaire, détrônant sans effort, la liste noire des médicaments qui nous tuent !
Des nourritures terrestres bien loin de celles d'André Gide, mais tout aussi fantasmagoriques…

Que penser de ces dernières mesures de précautions insuflées par les services de l'Etat, recommandant " aux consommateurs, à titre préventif, de ne pas consommer de graines germées crues. Seule la cuisson à haute température permettant de tuer les bactéries comme l’E. coli O104 :H4." ?  (communiqué de presse du 28 juin 2011 émanant de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) 

Petit rappel pour ceux qui seraient partis en congés dans des contrées extra-terrestres (seul réel moyen d'échapper à cette information), la souche E.Coli O104:H4, la même que celle impliquée en Allemagne, est à l’origine d’au moins 3 des 16 cas d’intoxication survenus dans la région Bordelaise… Un débat qui a le mérite d'animer les conversations de cafétéria mais qui désespère tous les accrocs de la, jusque là, très saine, "asiat food" . Pour le plaisir, et l'ironie du sort, rappelons que le soja et autres graines germées appartiennent à la jalousée famille des "alicaments naturels",  combinant la notion d'aliment et de médicament, et donc censés réduire les risques ou prévenir l'apparition de certaines maladies, grâce aux substances qu'ils contiennent…

Le problème reste que, lorqu'on nous apprend que la bactérie dévastatrice est retrouvée dans un lot de steaks hachés congelés de mauvaise qualité, on aurait presque envie de se frotter les mains pour pointer du doigt les ravages de la malbouffe industrielle, mais lorsqu'il s'agit de dénoncer les graines germées poussées dans une ferme bio, même les verts changent de couleurs…

Alors? Pas de panique ma p'tite dame vous dira le chef de la brasserie du coin, il suffit de se souvenir de l'épidémie de listériose de 1987 qui avait obligé toute l'Europe à prendre un dessert plutôt que du fromage à la fin de ses repas, ou de celle des années 2000 banissant la charcuterie et le saumon fumé   des rayons de nos commerces, pour accepter que chaque époque nous apporte son lot d'indigestions et de terreurs.

Voilà qui est dit… Mais on mange quoi ce soir?

Faites-vous partie de ceux qui optent pour la sécurisation absolue de leurs repas en vous abstenant de tous les aliments suspectés? Ou bien faites-vous la part belle à la fatalité?

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